Running out, our time is running out...

Bizarre ces phases où vous avez l'impression que vous êtes le seul à être à la masse, toujours pas rentré dans les rails dans lesquelles se trouvent tous les autres depuis un long moment, toujours à contre-temps, temps d'ailleurs, derrière lequel vous courrez constamment, toujours là où il faut pas, et pas là quand il le faut.
De semaine en semaine je m'improvise narcoleptique, puis insomniaque, puis paranoïaque, puis euphorique...Je m'endors en cours, je n'y arrive plus une fois arrivé chez moi, je travaille une fois les différents enjeux écartés, je m'abstiens d'ouvrir un cahier dans les moments cruciales de cette année de Terminale.

D'où toute cette stupidité spontanée peut-elle bien provenir?

Mon esprit de contradiction peut-être. Du plaisir que j'ai à voir l'hypocrisie des gens qui ont des cornes qui leur poussent sur le crâne et qui se frottent les mains tout au long de l'année et qui, le jour du jugement dernier s'improvise une bonne âme et se rajoute une petite auréole pour couronner le tout. De se rendre compte que, chaque jour, les gens n'agissent au final que pour leurs propres intérêts. Leur intérêt, toujours l'intérêt, tout ce qui constitue quelconque valeur à leurs yeux. Mais pour moi c'est leur comportement qui n'a aucune valeur et surtout aucun sens. Mais qu'est-ce qui a du sens au final? J'ai toujours eu l'impression que d'être ému par un paysage, un sourire, une image, un souvenir, une parole, une musique et de ce fait, se sentir pleinement vivant faisait partie des choses les plus inestimables d'une existence. De même que de connaître le monde qui nous entoure, simplement pour le connaître, et rien d'autre. Cela dit, vu d'un autre point de vue, est-ce un paysage ou une découverte non intéressée de ce monde qui va me permettre d'y survivre. Non, c'est certain. Mais ce dernier point de vue n'est pas celui que j'adopte vis-à-vis du monde, de la réalité.

Je pense de plus en plus ne pas être compatible avec le système que l'on me propose pour me développer. Mais qui peut dire qu'il l'est ?
Cela dit, à force de griller les feux rouges et de rouler à gauche, je pense être entrer dans un cercle vicieux qui me donne l'impression de me mener tôt ou tard à ma perte. Que ce soit vrai ou non, je n'aime pas cette impression, comme je n'aime pas l'influence qu'il a sur moi.
Alors j'essaie de me relever, en vain. Il faut que j'y arrive, il semblerait que ça devienne urgent.
Je crois qu'on est tous d'accord pour te dire bravo Raf, auto-sabotage réussi !
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# Posté le mardi 07 avril 2009 22:47

...Vanilla Sky, ou le chef-d'oeuvre que je n'ai jamais attendu...

...Vanilla Sky, ou le chef-d'oeuvre que je n'ai jamais attendu...

"Ouvre tes yeux."

Nos rêves nous trompent. Ils se moquent de nous. D'ailleurs arrivons-nous vraiment à discerner le rêve de la réalité dès les premières secondes de notre réveil?
Comprenons-nous réellement les messages que nous envoient notre subconscient? Est-ce que les comprendre pourrait nous apprendre à mieux nous connaître? Quelle est notre vie idéale? Quels sont nos idéaux? A quoi font-ils référence? Diffèrent-ils en fonction de nos parcours personnels? Cherchons-nous, au fond, à vraiment atteindre cette vie là? Alors pourquoi fuir le réel éternellement?

Une vie qui bascule en l'espace d'une seconde. Rêve, réalité, idéal, bonheur, frustration, cauchemar, introspection, représentation, voilà à peu près de quoi il s'agit dans Vanilla Sky.

Personnellement, un film m'empêchant de dormir tellement les questions suspendues à mon esprit sont nombreuses est qualifié de CHEF-D'OEUVRE.
Ce film est bandant.

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# Posté le dimanche 22 février 2009 22:09

Modifié le mardi 24 février 2009 04:18

Nostalgie quand tu nous tiens...



Rappelez-vous...Rappelez-vous ce temps où dans un groupe encore aujourd'hui appelé Linkin Park, ressortait parmi tous un drôle de personnage du nom de Chester. Un homme aux allures de toxico, un teint pâle, maigre, des côtes apparentes, les yeux rouges, ni vraiment ouverts, ni vraiment fermés. Sur scène, il ne semblait pas être tout à fait lui-même. Des cris tout droit sortis des entrailles de la Terre sortaient de sa bouche, il se débattait, s'agitait dans tout les sens, il dégageait une puissance que l'on ne soupçonnait pas à un seul moment en voyant cet homme chétif et il semblait vouloir combattre une sorte de démon en lui. C'était beau? Oui, peut-être quelque part...Mais en tout cas, pour moi c'était ça restera ça Linkin Park...

S'il vous plaît, faîtes un geste, rendez-moi mon Chester possédé par Belzébuth comme en 40', et foutez-moi à la poubelle cet imposteur qui bouge ces fesses en rythmes sur du Bleed It Out et autres nullités pop-rock, pop-chiotte version imitation complètement ratée de U2...(bah oui, ça peut paraître peut-être un peu sectaire mais Bono doit chanter du U2 et Chester du Linkin Park...)


*Linkin Park - A Place For My Head (Live in Texas, 2003)


# Posté le jeudi 22 janvier 2009 20:05

Have you said OLD SCHOOL RAP, mother f**keeeeeeerrrrrrrrr ??????!!!!!


Que dire ?
3 des meilleurs MC de la Terre POUR MOI, et pis surtout incontestablement le meilleur DJ hip-hop qui n'ait jamais existé sur cette planète, capable de reproduire des beats, manuellement, c'est-à-dire entièrement en scratch (voir début de la vidéo) et que mes amis et moi avons eu l'occasion de voir pour de vrai d'abord, à Rock en Seine, j'ai nommé le grand: DJ Mix Master Mike, indétronable. Même eux l'avouent : "Cause nobody can do it like Mix Master can"...

Pour finir, la phrase du jour: Beastie Boys are(/were) f**kin' GODS !



*Beastie Boys - So What'cha Want (Live at Letterman Show)


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# Posté le jeudi 22 janvier 2009 19:25

Yin et Yang

Bonjour, Raphaël, 17 ans, possède absolument TOUT les éléments pour être heureux dans sa vie mais ne peut résolument pas s'empêcher de retomber, à un moment ou à un autre, dans une sorte de piteux état végétatif dans lequel la seule réelle ambition manifestée serait une vague forme de légère autodestruction à moitié assumée (si, bien sûr, par "autodestruction" on entend une mini mutilation par le foie, un sabotage volontaire et conscient de ses propres études et un refus catégorique et complètement irrationnel de s'intéresser de prêt ou de loin à sa vie future). Suis-je "normal" ? Non, j'ai toujours eu énormément de problèmes avec ce mot et son utilisation. Par contre, est-ce que, comme 6 milliards d'autres individus, je fais partie du genre humain ? Absolument, jusqu'à preuve du contraire.

Je ne suis pas de ceux qui s'improvisent d'humeur lunatique et capricieuse juste pour pouvoir donner un peu de piment contre-façon à leur existence et la justifier "vite-fait", se persuader de mener une vie de pseudo junkie-rock star et improviser de fausses querelles tragicomiques ponctuées de lancés de chaises et de tout autre projectile pour se cacher derrière un personnage et pour pouvoir ainsi amuser leur inconscient tout en étant à l'abris des coups que le destin nous met en travers de la gueule. Non, je ne fais pas partie de cette famille, du moins, je n'en fais désormais plus partie.

J'ai décidé de ne plus mentir ni à ma vie, ni à mon droit d'être heureux. En d'autres termes, je joue franco avec les cartes que j'ai en mains pour pouvoir me dire, avant de pousser mon dernier souffle, que je pourrais faire plein de veinards avec ce que j'ai pu vivre en une seule vie. Et c'est comme ça que je me suis rendu compte que le genre humain m'exaspérait et par conséquent, que j'avais du mal à me supporter, moi. Où je veux en venir ? J'ai récemment fait l'expérience que malgré que l'homme ait cette obsession, aussi vieille que lui, de la recherche constante du bonheur, une fois que ce-dernier l'a finalement atteint d'une façon ou d'une autre, il finit immanquablement par le trouver trop plat, trop parfait pour être appétissant et va préférer inconsciemment se plonger dans une humeur sombre sans même que cette dernière ait un quelconque rapport avec quoi que ce soit. Histoire de faire du mouvement, de varier les tendances, de créer un léger déséquilibre dans l'équilibre parfait si longtemps convoité. Pitoyable et incompréhensible à la fois. Et surtout très très très irritant. La vérité, c'est qu'on ne sait jamais où on a mal, la seule chose que l'on sait, c'est qu'on a mal, le reste part instantanément en fumée.

Quand je dis que j'ai tout pour être heureux, je le pense sans aucune hypocrisie pour une fois. Parce que désormais quand je dis "tout", je pense "elle". C'est un fait : je l'aime, et la logique de l'amour réciproque fait qu'elle me rend heureux, elle me comble. Et c'est peut-être justement ça, ce bonheur croissant et sans interruption qui dure depuis une demi-année maintenant, qui fait se poser des questions à mon esprit aux vieilles habitudes légèrement auto-destructrices et toujours en total manque de confiance en soi.
Pourquoi moi? Et qui c'est moi? A vrai dire, ces derniers temps je ne sais plus qui je suis ni où je vais. Questions récurrentes dans la vie de tout être humain conscient digne de ce nom. D'autant plus lorsque vous êtes un jeune pitit lycéen naïf et crédule, avec la vie en face de lui mais encore en quête de son avenir. Qui plus est lorsque deux de vos plus grands modèles ou encore "piliers" de votre propre identité vivent à l'autre bout du pays, à quelques 1072 km ou encore quelques 778 km de la ville où vous vivez. Un frère d'âme en Bretagne qui porte en lui une partie de vous, de votre vie et un frère de sang qui vit dans notre capitale et dont la personnalité constitue tout simplement les bases de la construction de votre propre personnalité...Je ne pense pas que ce soit réellement "leur rôles premiers" mais c'est ce qu'ils sont pour moi et c'est d'autant plus frappant pour moi lorsqu'ils apparaissent devant mes yeux après quelques mois d'absences...
De plus, avec ces séparations, je perds l'une des activités dans ma vie qui me faisait le sentir le plus libre possible, qui alimentait la plus grande passion de mon existence.



Sincèrement, comment voulez-vous que je ME retrouve MOI dans ce genre de période ?
Je ne peux pas, je ne peux plus être ce moi auquel je commence presque à m'habituer.




Alors on en revient à ça: ON CHANGE, TOUT LE MONDE CHANGE.


Alors que certains commencent déjà à partir sur les habituels et exaspérants "c'est la vie", "c'est comme ça", "de toute façon, qu'est-ce tu veux?", moi je m'énerve dans mon coin, tout seul, comme je sais très bien le faire, parce que j'en ai réellement marre de faire semblant, de participer à cette hypocrisie générale et lâche à mourir qui consiste à dire que le changement c'est la base de la vie, MEEEEERRRRRRDDDDDDDDEEEEUUUHHHHH!!!

Tout le monde change et même nos proches, et c'est justement chez eux que l'évolution est la plus notable, à partir du moment où c'est à eux que l'on prête le plus d'attention possible...Et ça nous emmerde tous jusqu'au plus profond de nous de voir les notre changer, parfois sans nous, mais personne ne veut jamais l'admettre et tout le monde se prétend au-dessus de ça.


Moi, en ce moment, je hais viscéralement le changement, et ni vous ni moi ne pourrons y changer quelque chose avant un bon bout de temps.


Sur ce, je vous dois combien docteur ?





*Jeff Buckley - Mojo Pin (Live in Japan)


# Posté le dimanche 18 janvier 2009 19:50

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 20:10